Etude sur des immeubles du centre ancien de Bordeaux

A la suite des effondrements de quatre immeubles dans le cœur historique de Bordeaux en juin 2021, dans le contexte du changement climatique qui nous interroge sur la résilience du paysage urbain bordelais, Bordeaux Métropole et la ville de Bordeaux, accompagnés par l'Etat, lancent une étude globale sur l'identification d'éventuels facteurs de risques sur le bâti.
Lancement d'une étude sur des immeubles du centre ancien de Bordeaux
Bordeaux Métropole et le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB)* ont signé un partenariat pour mieux comprendre les pathologies et désordres du patrimoine bordelais et identifier les outils et méthodes de remédiation.
Dans le cadre de ce partenariat le CSTB pilote une étude globale sur l'identification d'éventuels facteurs de risques particuliers liés à la situation du bâti, des réseaux ou des sols du centre historique de Bordeaux.

Cette étude prévoit la mise en place d'un collège d'experts qui procèdera à l'analyse coordonnée et transversale : 
  • D'études bâtimentaires, sur la base de 47 diagnostics prévus dont 27 immeubles rue de la Rousselle
  • D'études géotechniques, visant à mieux connaître la composition et l'évolution des sols
  • D'études des réseaux d'eau enterrés
  • D'étude d'architecture historique, sur la base des archives métropolitaines 
  • D'étude de la typologie des bâtiments anciens dégradés bordelais et ses susceptibilités aux pathologies et signes extérieurs associés.

La constitution du collège d'experts est en cours. Son indépendance garantira la qualité et la neutralité des analyses produites et des recommandations proposées. 
Cette étude vise à caractériser les sensibilités aux pathologies de l'habitat ancien de la ville de Bordeaux et collecter un ensemble d'informations sur les éléments concourant à l'aggravation de ces pathologies pour l'ensemble du bâti ancien de la ville.
Son rôle n'est pas de statuer sur les causes et les rôles et responsabilités dans l'effondrement du 19 et 21 rue de la Rousselle qui est du ressort de l'expertise judiciaire. Cependant, l'expertise judiciaire pourra, à son initiative, avoir un accès à l'ensemble des données collectées et aux discussions techniques au sein du collège des experts.
L'Etat contribue à hauteur de 134 000€ à l'étude d'un montant total de 240 900€ HT. 

Les conclusions de l'étude seront rendues publiques. 

(*)CSTB : entreprise publique au service de ses clients et de l'intérêt général, elle a pour ambition d'imaginer les bâtiments et la ville de demain, en accompagnant et sécurisant les projets de construction et de rénovation durable, pour améliorer la qualité de vie de leurs usagers en anticipant les effets du réchauffement climatique. Le CTSB exerce pour cela cinq activités-clés : la recherche et expertise, l'évaluation, les essais, la certification et la diffusion des connaissances. Il répond ainsi à trois missions principales, au service des acteurs de la construction et de l'intérêt général : créer des connaissances et les partager, accompagner l'innovation, sécuriser et valoriser la performance.